Archives pour la catégorie Cinéma

The Polgar Variant 2014

En première mardi à Paris.

Mardi 10 février 2015 à 20 h 30
The Polgar Variant

De Yossi Aviram
Israël 2014, 68 min, VO sous-titres français
PREMIÈRE PROJECTION À PARIS

L’histoire hors du commun de trois soeurs juives hongroises élevées dans la Budapest communiste des années 1970, dans l’ambition d’en faire des championnes d’échecs.

http://www.mahj.org/fr/5_auditorium/projection-Memoire-familale-2015-6e-edition-The-Polgar-Variant.php?niv=3&ssniv=1

http://lamafilms.com/movie/the-polgar-sisters

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Me and Bobby Fischer

Me and Bobby FischerJe viens de voir le documentaire « Me and Bobby Fischer » de Fridrik Gudmundsson, avec un peu de retard me direz-vous! Mais vaut mieux tard que jamais! 🙂 Ce film relate les démarches qui ont été faites par Saemundur Palsson pour permettre à Bobby Fischer de sortir de sa détention au Japon suite à la demande américaine de l’extrader vers les États-Unis.

Si vous avez suivi un tant soit peu les démêlés de Fischer avec le gouvernement américain, suite à sa participation en Yougoslavie au deuxième match Fischer vs Spassky en 1992, vous serez sans doute intéressé par le jeu politique qui s’est déroulé en arrière-scène à ce moment. On peut y voir les efforts déployés par son ami Saemundur Palsson, auprès du gouvernement japonais pour le sortir de l’imbroglio politique. Il a réussi à obtenir la citoyenneté islandaise à Fischer afin qu’il puisse quitter le Japon et la prison sans passer par les États-Unis. « The U.S. internal politics take precedence over japoneses law? » Cet argument du journaliste qui accompagne Saemundur, rend visiblement mal à l’aise un responsable japonais.

Ce documentaire laisse beaucoup de place à Fischer, tout au moins dans la deuxième partie, lors des déplacements vers l’Islande, au resto et en entrevues. On a un peu pitié de lui avec son discours antiaméricain et antisémite… Il ressemble à un vieux radoteux qu’on essaie d’éviter. On en vient à vouloir faire « fast forward » sur certaines séquences. Mais d’autres facettes de sa personnalité nous sont montrées, plus sympathiques celles-là. On le voit entre autres essayer de trouver les paroles d’une chanson lors de son aller vers l’Islande et exprimer son admiration pour la musique pop lors d’une entrevue. Même si on le voit beaucoup, on a peu d’information sur sa vie privée. On voit son épouse, mais on ne sait que peu de choses sur elle.

On pourrait dire bien des choses sur les délires de Fischer, mais il est peut-être plus sensé qu’on veut le laisser paraître! Par exemple, on voit un passage où son ami islandais exprime son désarroi de voir Fischer refuser d’ouvrir un compte de banque islandais et d’y déposer ses avoirs et cela même avec des intérêts élevés… Les banques islandaises ont fait faillite en 2008…

Ce documentaire n’intéressera que les personnes ayant un intérêt pour cette période de la vie de Bobby Fischer, les autres s’en passeront aisément. Si vous voulez le voir parce que vous êtes un inconditionnel, voici le lien : http://www.meandbobbyfischer.com/

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Le démon est mauvais joueur (Return from the ashes)

Le démon est mauvais joueur

Un film dont je n’avais jamais entendu parler, bien que le livre dont est tiré le scénario (Le Retour des cendres de Hubert Monteilhet) fasse partie de ma liste des livres à lire. Le rôle tenu par Maximilian Schell (Stanislaus Pilgrin) donne mauvaise réputation aux grands maîtres d’échecs! Le scénario est tordu et nous rend parfois mal à l’aise par rapport à certaines situations. L’histoire raconte un triangle amoureux pas ordinaire…

Le démon est mauvais joueurLa première partie du film ce passe pendant la Deuxième Guerre mondiale. Un homme sans le sou ayant le désir de devenir un grand maître d’échecs rencontre une femme médecin (Ingrid Thulin) qui en tombe amoureuse. Ils se marient et dès la sortie de la mairie la femme est arrêtée par les nazis et envoyée dans un camp. Pendant son internement, son « mari » à une liaison avec la fille (Samantha Eggar) de celle-ci. Alors que tous la croient morte, plusieurs années après la guerre, la femme qui n’est plus l’ombre de ce qu’elle a été, retourne dans sa ville natale. Dans l’état où elle est, elle n’ose rencontrer ni son mari, ni ses amis. Mais le hasard en fait autrement et dès ce moment nous sommes transportés dans une sorte de chassé-croisé morbide.

Quelques scènes sont particulièrement réussies : La toute première du film, traduit bien toute la détresse psychologique du personnage principal suite sa détention, la rencontre improbable entre une femme médecin et un joueur d’échecs sans le sou (il aurait pu être poète vu son style de vie…), la mort de la fille.

Plusieurs choses font qu’il se démarque des autres films du genre : le rythme, la musique et l’état psychologique des personnages. Le film est du style Dial M for Murder, Sunset boulevard. Il serait triste qu’il tombe dans l’oubli. À voir!

Stanislaus Pilgrin: If there is no God, no devil, no heaven, no hell, and no immortality, then anything is permissible.

Réalisateur: J. Lee Thompson
Année : 1965
Musique : John Dankworth
Acteurs : Maximilian Schell dans le rôle de Stanislaus Pilgrin.
Samantha Eggar dans le rôle de Fabienne Wolf.
Ingrid Thulin dans le rôle de Dr. Michele Wolf.
Herbert Lom dans le rôle de Dr. Charles Bovard.
Le film : 

Return from the Ashes / [Import]

by

Price: CDN$ 25.08


Le livre :

RETURN FROM THE ASHES

by Hubert Monteilhet

Price:


L’affiche :  

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La joueuse

La joueuse

La joueuseC’est grâce à mon zapping compulsif que je suis tombé par hasard hier soir sur le film La Joueuse. Adaptation cinématographique du roman plutôt banal de La joueuse d’échecs de Bertina Henrichs, le passage à l’écran de ce bouquin m’a profondément plu.

Le film nous raconte l’histoire d’Hélène (Sandrine Bonnaire), une femme ordinaire et plutôt discrète, qui partage sa vie entre son travail de femme de ménage et son rôle d’épouse et de mère. Rien de bien excitant à priori. Jusqu’au jour où, voulant offrir un cadeau digne de ce nom à son mari pour son anniversaire, Hélène opte pour un jeu d’échecs. Son mari n’ayant aucun intérêt pour ce cadeau, elle développe peu à peu une passion obsessionnelle pour ce jeu. Cependant, personne de son entourage ne semble connaître suffisamment les règles de ce jeu afin de combler son désir d’apprendre. C’est en faisant le ménage chez un mystérieux homme, veuf et intellectuel (Kevin Kline), qu’elle découvrira l’homme qui lui enseignera l’art subtil et complexe que sont les échecs. Deux aspects de ce film m’ont particulièrement séduit:

Tout d’abord, le film illustre bien l’impact psychologique et obsessionnel que le jeu d’échecs peut avoir sur un joueur passionné. Par exemple, quel joueur d’échecs qui se respecte n’a jamais eu une petite pensée pour une position (échiquéenne, bien entendu) en marchant sur un carrelage composé de tuiles blanches et noires? C’est ce type de regard bien particulier que pose le joueur sur son environnement qui nous est exposé avec brio à travers le regard d’Hélène tout au long du film. On réalise également que, bien qu’Hélène semble s’épanouir au contact du jeu d’échecs, on constate qu’elle est parfois dépassée et même légèrement inquiète par la place, de plus en plus grande, que les échecs occupent dans sa vie.

En second lieu, l’aspect qui fait en sorte que le film est (selon moi) plus intéressant que le livre, c’est la relation bien particulière qui se développe entre Hélène et son professeur, le docteur Kröger. Au contraire du livre, où la relation maître-élève est complètement platonique, le film met en scène une tension sexuelle en croissante évolution entre nos deux protagonistes. C’est en particulier grâce au talent incroyable de Sandrine Bonnaire et de Kevin Kline que ce film, en nous en dévoilant si peu, parvient à nous en suggérer autant. Rares sont les films qui nous exposent non seulement à la sexualité latente vécue entre deux personnages, mais également à leur intimité (voir la scène où Hélène et le docteur disputent une partie d’échecs à l’aveugle). Ce film réussit ce tour de maître de façon remarquable.

En conclusion, j’ai une petite confession à vous faire. Comme je l’ai mentionnée au début de cet article, c’est par pur hasard que j’ai regardé La joueuse, dimanche dernier. En fait, je l’avoue, j’avais commencé à regarder la méga-giga production américaine, Titanic qui jouait à TVA. C’est donc en zappant lors d’une pause publicitaire que je me suis littéralement fait prendre au piège par ce joli film tout en nuances et en subtilité. Comme quoi ce n’est pas toujours la taille du bateau qui compte, mais bel et bien le rythme des vagues… ; )

La joueuse
Directeur: Caroline Bottero
Année: 2009

 

Le film : 


Le livre :

JOUEUSE D'ÉCHECS (LA) N.E.

by BERTINA HENRICHS

Price: CDN$ 16.75

 

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