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Judit Polgar chez Playboy

Le photoshoot d’une entrevue de Judit Polgar accordée à Playboy pour l’édition de Hongrie de Janvier-Février 2015.
De quoi relancer des discussions sur les forums d’échecs! 😉

Pour ceux qui veulent approfondir le sujet « joueuses d’échecs et la promotion via le sex appeal »:

http://susanpolgar.blogspot.ca/2005/11/controversial-topic-sex-and-chess.html et http://www.nytimes.com/2005/11/27/fashion/sundaystyles/27CHESS.html?oref=login&pagewanted=print

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La joueuse

La joueuse

La joueuseC’est grâce à mon zapping compulsif que je suis tombé par hasard hier soir sur le film La Joueuse. Adaptation cinématographique du roman plutôt banal de La joueuse d’échecs de Bertina Henrichs, le passage à l’écran de ce bouquin m’a profondément plu.

Le film nous raconte l’histoire d’Hélène (Sandrine Bonnaire), une femme ordinaire et plutôt discrète, qui partage sa vie entre son travail de femme de ménage et son rôle d’épouse et de mère. Rien de bien excitant à priori. Jusqu’au jour où, voulant offrir un cadeau digne de ce nom à son mari pour son anniversaire, Hélène opte pour un jeu d’échecs. Son mari n’ayant aucun intérêt pour ce cadeau, elle développe peu à peu une passion obsessionnelle pour ce jeu. Cependant, personne de son entourage ne semble connaître suffisamment les règles de ce jeu afin de combler son désir d’apprendre. C’est en faisant le ménage chez un mystérieux homme, veuf et intellectuel (Kevin Kline), qu’elle découvrira l’homme qui lui enseignera l’art subtil et complexe que sont les échecs. Deux aspects de ce film m’ont particulièrement séduit:

Tout d’abord, le film illustre bien l’impact psychologique et obsessionnel que le jeu d’échecs peut avoir sur un joueur passionné. Par exemple, quel joueur d’échecs qui se respecte n’a jamais eu une petite pensée pour une position (échiquéenne, bien entendu) en marchant sur un carrelage composé de tuiles blanches et noires? C’est ce type de regard bien particulier que pose le joueur sur son environnement qui nous est exposé avec brio à travers le regard d’Hélène tout au long du film. On réalise également que, bien qu’Hélène semble s’épanouir au contact du jeu d’échecs, on constate qu’elle est parfois dépassée et même légèrement inquiète par la place, de plus en plus grande, que les échecs occupent dans sa vie.

En second lieu, l’aspect qui fait en sorte que le film est (selon moi) plus intéressant que le livre, c’est la relation bien particulière qui se développe entre Hélène et son professeur, le docteur Kröger. Au contraire du livre, où la relation maître-élève est complètement platonique, le film met en scène une tension sexuelle en croissante évolution entre nos deux protagonistes. C’est en particulier grâce au talent incroyable de Sandrine Bonnaire et de Kevin Kline que ce film, en nous en dévoilant si peu, parvient à nous en suggérer autant. Rares sont les films qui nous exposent non seulement à la sexualité latente vécue entre deux personnages, mais également à leur intimité (voir la scène où Hélène et le docteur disputent une partie d’échecs à l’aveugle). Ce film réussit ce tour de maître de façon remarquable.

En conclusion, j’ai une petite confession à vous faire. Comme je l’ai mentionnée au début de cet article, c’est par pur hasard que j’ai regardé La joueuse, dimanche dernier. En fait, je l’avoue, j’avais commencé à regarder la méga-giga production américaine, Titanic qui jouait à TVA. C’est donc en zappant lors d’une pause publicitaire que je me suis littéralement fait prendre au piège par ce joli film tout en nuances et en subtilité. Comme quoi ce n’est pas toujours la taille du bateau qui compte, mais bel et bien le rythme des vagues… ; )

La joueuse
Directeur: Caroline Bottero
Année: 2009

 

Le film : 


Le livre :

JOUEUSE D'ÉCHECS (LA) N.E.

by BERTINA HENRICHS

Price: CDN$ 16.75

 

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La joueuse d’échecs

La joueuse d'échecsOui, un roman pour femme avec sujet principal, le jeu d’échecs! Je l’ai lu et c’est vraiment un roman pour femme! Non! Ne vous faites pas d’idées préconçues sur moi. Lisez ce qui suit… Le roman se passe en Grèce. Une femme de ménage apprend, par des circonstances reliées à sa vie conjugale, à jouer aux échecs. Comme pour beaucoup de joueurs débutants, elle découvre que le jeu d’échecs n’est pas un jeu comme les autres, qu’il nous emporte comme dans un tourbillon, qu’à un certain moment, il nous trouble, que cela devient presque une obsession, une pathologie, une passion. Le joueur que vous êtes s’y reconnaitra! C’est un peu le sujet du roman, mais pas seulement de cela… C’est aussi l’émancipation de la femme dont il s’agit. Le jugement que portent les autres envers cette femme qui délaisse son entourage pour « jouer » rend ce roman intéressant. On sent le regard des autres qui pèse sur celle qui cherche à sortir de sa vie monotone. Ce roman tout mince, presque une nouvelle (156 pages), ne vous donnera aucune satisfaction si vous aimez les romans d’actions! Par contre si vous connaissez une dame ayant une vie monotone et qui a le besoin de s’émanciper, mais elle n’ose pas le faire ou une femme à qui vous voulez expliquer ce que ressent un joueur d’échecs passionné par ce jeu ce livre conviendra parfaitement!

La joueuse d’échecs
Auteur : Bertina Henrichs
Éditeur : LGF

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