Archives du mot-clé Oscar

L’affaire Thomas Crown

L'affaire Thomas CrownLe jeu au-delà de l’échiquier. Quel plaisir que j’ai eu en regardant de nouveau (après plusieurs années) l’affaire Thomas Crown. Cette version de 1968, réalisé par Norman Jewison dont la distribution est composée d’acteurs tels que Steve McQueen et Faye Dunaway a obtenu un Oscar pour la chanson «The Windmills of Your Mind» de Michel Legrand. Le scénario nous présente la relation subtile se développant entre les deux protagonistes.

La prémisse est plutôt simple : un séduisant millionnaire décide, comme passe-temps, de cambrioler une Banque. Une fois le coup réussi (et les deux millions empochés), une « insaisissable » agente d’assurance est mandatée pour retrouver l’argent disparu. C’est alors que s’engage un jeu de séduction entre ces deux personnages. Au-delà de la relation sentimentale, nous assistons à un combat psychologique digne d’une véritable partie d’échecs entre deux grands maîtres.

Pour l’amateur d’échecs que je suis, une scène se démarque des autres : il s’agit de la scène où les deux acteurs principaux s’affrontent lors d’une partie d’échecs langoureuse. Rarement a-t-on vu au cinéma une scène si sensuelle : fond de jazz, les gestes suggestifs de madame font perdre presque tous les moyens de monsieur. Ce film conserve une fraicheur intemporelle. Il a un je ne sais quoi qui fait son charme. Le cadrage, les plans et la musique donnent de la classe à cette oeuvre cinématographique réalisée par un Canadien.

Le film Blu-ray :


Le film DVD :

The Thomas Crown Affair

by

Price: CDN$ 15.98

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on RedditEmail this to someone

Stalag 17 : Un échiquier omniprésent

Stalag 17Aujourd’hui, c’est avec nostalgie que j’écris cet article. Lorsque j’étais petit, mon arrière-grand-père et moi aimions écouter les films de guerre. Souvent à cette époque, les films étaient traités avec peu de réalisme. Les soldats étaient courageux ou lâches, bons ou traîtres. Il y avait rarement de zone grise. Mon arrière-grand-père, qui lui avait fait la guerre, jusqu’à Berlin, ne discutait jamais de cela.
Lorsque je lui demandais de me parler de la guerre, il ne voulait pas. Le seul moment où j’ai été touché par ce qu’il avait vécu c’est lorsqu’il m’invita une fois voir un ami. Celui-ci me montra son tatouage, héritage d’un camp de concentration… il était juif. Je me souviens très peu de cette rencontre… En résumé, j’étais très jeune et mal à l’aise. L’endroit était petit. Il y avait de l’alcool sur la table et l’homme m’avait montré son bras tatoué.

Mon grand-père Léo à Berlin en 1945.
Mon arrière-grand-père Léo, à Berlin en 1945.

Venons-en maintenant au sujet de cet article : Stalag 17. C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai revu ce film de guerre. Il raconte les tentatives d’évasion de soldats détenus dans un camp de prisonniers de guerre en 1945. Parmi eux il y a un informateur et ils tenteront de le démasquer. Ce film correspond bien aux films de guerre de cette époque. Les alliés sont les bons et les Allemands les méchants. Ce film est une comédie dramatique, on est sensible à l’humour toujours présent. Les personnages sont stéréotypés presque à l’excès.

Le jeu d’échecs là-dedans, que vient-il y faire? Il est toujours là dans le dortoir des prisonniers. C’est tout ce que je peux dire à son sujet! À vous de voir l’importance qu’il a dans ce film…

Tiré à l’origine d’une pièce de théâtre, ce film a été réalisé par Billy Wilder. Ce qui lui permit de remporter l’Oscar du meilleur réalisateur (1953). Il a réalisé d’autres films tout aussi divertissants et qui comme le bon vin, vieillissent bien! En voici quelques-uns : Irma la douce, Some like it hot, Sunset Boulevard etc. En fait, c’est le genre de réalisateur dont on aime revoir les films, même s’ils datent d’une autre époque.

Voici un extrait vidéo :

Le DVD :

Stalag 17

by

Price:

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on RedditEmail this to someone