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The psychology of the chess player de Ruben Fine

The psychology of the chess player de Ruben FineCet essai de 72 pages revisé et publié en 1967 par les éditions Dover, parut la première fois dans Psychoanalysis, the journal of psychoanalytic psychology en 1956. Ce document tente de cerner le profil psychanalytique des joueurs d’échecs. Contrairement au livre de N. Kroguious, le livre de Fine ne tente pas d’expliquer pourquoi dans telle situation de jeu, un joueur d’échecs craque sous la pression, c’est un essai de psychanalyse. On y traite du symbolisme du jeu d’échecs ( le roi entre autres, représente le père, membre viril qu’il faut battre pour se libérer ), du désir de masturbation, de l’inconscient désir phallique, de domination, d’agression.

Si vous vous intéressez un tant soit peu à la psychanalyse et à l’histoire des joueurs d’échecs, ce livre vous comblera de plaisirs. Il offre une courte analyse psychologique des grands champions d’échecs de l’époque: d’Howard Staunton à Mikhail Botvinnik en passant par Wilhelm Steinitz, Adolf Anderssen, Paul Morphy, Emanuel Lasker, José Raul Capablanca, Alexander Alekhine et Max Euwe. L’auteur passe en revue, en quelques pages, à l’aide d’anecdotes, l’état psychologique de ces champions du monde des échecs.

Il serait intéressant de lire une autre analyse psychanalytique des champions d’échecs, mais composée des joueurs de notre époque. J’imagine bien des personnalités telles que Korchnoi, Karpov, Kasparov et cie passer au moulinet par un psychanalyste!

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Reuben Fine ( 11 octobre 1914 à New York – 26 mars 1993 ) est un joueur d’échecs américain. Dans les années 1930 et 1940, il a fait partie de l’élite mondiale. Après la Seconde Guerre mondiale, il a abandonné la compétition échiquéenne pour se concentrer sur la psychologie et la psychanalyse. (Source: Wikipedia)

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La psychologie au jeu d’échecs de Nikolaï Kroguious

Psychologie aux jeu d'échecs

Psychologie aux jeu d'échecsNikolaï Kroguious est un joueur d’échecs (GMI), entraîneur et psychologue.  Son livre est axé sur les facteurs psychologiques pouvant influencer un joueur lors d’une partie. Donc, avec ce livre, il ne faut pas s’attendre à une étude sur les maladies mentales des grands joueurs d’échecs. Les comportements humains, l’environnement et les perceptions  sont des facteurs pouvant influencer psychologiquement le déroulement d’une partie. L’obligation de jouer pour le gain, de forcer la nulle pour se sortir d’un guêpier, de jouer sous pression de temps, de jouer contre un adversaire belliqueux, l’obligation de contrôler ses émotions tout au long de la partie font partis de la réalité d’un joueur d’échecs.  Un des points forts du livre est l’expérience de tournoi de l’auteur. Grâce à cela, il exprime bien les inquiétudes du joueur. Les  exemples mentionnés dans cet ouvrage sont basés sur des situations réelles de jeu entre grands maîtres. Malheureusement, les analyses de parties suites à ces exemples fortement intéressants, nous laissent sur notre appétit puisque dans la majorité des cas, on n’a pas droit à la fin de la partie…

L’utilité première de ce livre est sans aucun doute de permettre à un joueur d’en apprendre davantage face aux situations de jeu auxquelles tout joueur est confronté. Connais-toi toi-même, est une obligation pour viser de meilleures performances aux échecs comme dans n’importe quel domaine. Nous avons tous nos faiblesses sur l’échiquier et elles deviennent évidentes lorsque nous effectuons une analyse de nos défaites. Ce que l’on oublie, c’est que sous-jacent à l’analyse des coups joués, le facteur psychologique est beaucoup moins évident à déceler et est parfois le facteur principal de nos défaites et de nos victoires.

Le livre est parsemé de citations de grands maîtres célèbres dont Botvinnik, Capablanca, Lasker, etc.

 

PSYCHOLOGIE AU JEU D'ECHECS

by NICOLAÏ KROGUIOUS

Price: CDN$ 29.95

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La psychologie aux échecs

pschologie du joueurs d'échecs

Je suis présentement dans une phase de lecture sur la psychologie des joueurs d’échecs. Donc, après Krogius et Fine, j’ai fait un bon petit tour dans mes méninges et cela m’a inspiré un dessin que je partage avec vous! 🙂

À ce propos, j’ai une anecdote personnelle. Pendant une partie de tournoi, j’avais une position enviable, tout allait rondement! Soudain, mon adversaire s’est mis à saigner du nez… J’ai arrêté le cadran et il est parti à la salle de bain. Lorsqu’il est revenu, je lui est demandé si tout allait bien et on a continué la partie. À partir de ce moment, mon jeu s’est détérioré… et j’ai fini par perdre. J’en déduis que je suis trop empathique… et qu’il ne faut jamais regarder le nez de l’adversaire! :))

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Plus l’adversaire est jeune et a une faible cote, plus la défaite est frustrante!

Adversaire de taille

«La frustration est une réponse émotionnelle à l’opposition. Liée à la colère et la déception, elle survient lors d’une résistance perçue par la volonté d’un individu. Plus l’obstruction et la volonté de l’individu sont grandes, plus grande sera la frustration.» -source Wikipédia

Ce qui m’a  inspiré cette image cette semaine, c’est le courriel qu’un ami m’a fait parvenir à la suite d’une partie d’échecs qu’il ne devait pas perdre!

Il arrive parfois, après une contre performance, que nous soyons sous l’emprise de la frustration. Surtout, lorsque l’adversaire ne semble pas du tout faire le poids tant par sa cote que par sa taille!

Voici donc le texte racontant du point point de vue de mon ami, le pourquoi du résultat de sa partie :

«Troisième partie = défaite 

Au-delà d’une défaite, cette partie est la preuve que je souffre d’une maladie mentale. J’ignore le nom scientifique de cette maladie, je la nommerai donc la maladie du chokeux ou encore la maladie du sous trou du cul de la troisième classe. 

Je suis donc incapable d’avoir du succès. Dès que je m’approche d’un semblant d’un potentiel de l’ombre d’une réussite, je me sabote. La preuve irréfutable est cette partie. Je joue contre un 960 de cote… PUTAIN DE MERDE, IL EST À PEINE SORTI DU CUL DE SA MÈRE ET IL N’A PAS 1000 DE COTE ET JE TROUVE LE MOYEN DE PERDRE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Et de belle façon! Comme un ostie de clown pathétique souffrant d’éjaculation précoce… 

À partir de mon onzième coup je jouais des coups en me disant « le kid ne verra pas la menace » « le kid va craquer » « le kid va jouer un coup imprécis » et je poussais mes pièces comme un PUTAIN D’AUTOMATE SANS CERVELLE AU LIEU DE JOUER MA PROPRE PARTIE. Résultat, je lui donne une pièce ce qui met fin à la partie et le kid me regarde les yeux brillants, tout fier de son exploit. TU N’AS PAS GAGNÉ LA PARTIE LE MÔME!!!! C’EST MOI QUI ME SUIS BATTU TOUT SEUL!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 

Je vais vomir et songe à prendre ma retraite après ce tournoi. »

On ne peut pas dire que ce n’est pas une frustration à l’état pur! Mais ne vous en faites pas pour lui. Il a fait un tournoi depuis et cela s’est mieux passé!

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