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Échiquier à quatre

Échiquier à quatreÉchiquier à quatre.

Ce weekend, c’était le moment idéal pour apporter au chalet un jeu d’échecs à quatre joueurs que ma conjointe m’a donné en cadeau. Mes amis échéphiles et moi étions curieux de connaître les nouveaux aspects que cet échiquier à quatre apportait au jeu d’échecs.

Au premier abord, le design de la boîte me laisse perplexe. L’emballage, de toute évidence, n’a pas été choisi par un spécialiste du marketing. Les pièces sont petites, mais suffisamment grandes pour que l’on soit à l’aise à les utiliser. Le plateau offre l’échiquier à quatre joueurs d’un côté et de l’autre un échiquier normal. Il ne comporte pas l’alphanumérique pour faciliter l’écriture des parties.

Les règlements :

Bien que la mention sur le dessus de la boite indique: « Aucune dérogation de règles… » et que dans la partie règlements : « Toutes les règles du jeu traditionnel s’appliquent. », le texte descriptif pour le pion nous laisse perplexe : « Si le pion atteint la deuxième rangée de la zone adverse, il change de direction et peut atteindre la dernière rangée devant lui soit en avançant si la case est libre, soit en prenant possession d’une autre pièce en diagonale et ainsi le remplacer par une de ses pièces manquantes. ». Je signale que la version anglaise est aussi ambigüe… L’aspect pas très clair est la promotion d’un pion. Si l’on atteint la dernière rangée d’un des adversaires situés à côté de nous, cela nous permet-il de faire la promotion? Les opinions entre nous étaient divergentes. L’un des arguments est que les joueurs de côté sont des adversaires autant que celui d’en face, donc la promotion devrait y être possible. Le deuxième point à relever est que la prise en passant n’est plus autorisée… on n’a pas vu l’utilité de retirer ce coup lorsqu’il concerne l’adversaire face à nous… De plus, lorsqu’un adversaire est mat il doit retirer ses pièces du jeu. J’étais le seul à vouloir qu’elles y restent!

Les joueurs jouent à tour de rôle, non dans le sens horaire (ou antihoraire) mais selon leur couleur : les blancs en premier, suivi des noirs, ensuite celui situé à la droite des blancs et se poursuit avec le tour de l’adversaire face à lui.
L’on peut aussi jouer en équipe. Dans ce cas, le joueur des blancs et le joueur à sa droite forment une équipe contre les deux autres. Mais nous n’avons pas joué cette variante.

Stratégie

Dès le début, le jeu apparait complexe et semble avoir des lacunes. Tout d’abord, à peine le jeu commencé, les fous peuvent être échangés, mais aucun ne voulait faire ce mouvement de peur de créer un affaiblissement qui pourrait être nuisible puisqu’il resterait sur l’échiquier deux autres adversaires ayant toutes leurs pièces! Cela amène un début de jeu prudent.
L’autre curiosité est qu’il y a trois joueurs qui vont jouer avant votre prochain tour. Lorsque deux (ou trois) joueurs attaquent l’un à la suite de l’autre un joueur, cela amène pratiquement la perte d’une pièce. Cette nouvelle dimension (multitempo) provoque un zugzwang et complexifie de beaucoup le jeu.
Mater l’adversaire sans l’accord tacite des autres semble être une chose impossible… Pendant la partie, j’ai obtenu une position permettant un mat au coup suivant sur le joueur situé à ma droite en sacrifiant une pièce. Mais en moins de trois coups (ceux de mes adversaires, c’est-à-dire que je n’ai pas joué…), j’ai été maté par une Dame soutenue par une tour de couleur différente ! La tour n’avait pas mangé la Dame!

Appréciation

Pour ma part, j’ai eu du plaisir à y jouer. L’aspect le plus intéressant du jeu est sa complexité lorsque des joueurs s’unissent pour attaquer un adversaire. Mes copains par contre, ont un avis plus mitigé: deux d’entre eux y rejoueraient sans plus d’intérêt. Et le dernier préfère s’en tenir au jeu traditionnel.

Le site du fabricant : Masteray

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